Bien que née à Paris en 1985, Amel Bent a toujours été fière de revendiquer ses origines familiales. Née d’un père algérien, elle a d’ailleurs demandé, en 2025, à obtenir la double nationalité. Et ce pour une raison très particulière.
"Je l’avais sans l’avoir physiquement." Révélée en 2004 grâce à sa participation au télécrochet Nouvelle Star sur M6, Amel Bent est aujourd’hui l’une des chanteuses les plus populaires de la scène musicale française. Mais si elle fait régulièrement parler d’elle pour sa carrière, aussi bien dans la musique qu’au cinéma, en passant par sa participation à The Voice en tant que coach, l’artiste et maman de trois enfants est également très transparente sur sa vie personnelle avec ses fans. Ainsi, en 2023, elle avait partagé la disparition de sa grand-mère adorée, Aïcha, décédée des suites d’une chute. Si elle n’a pas chanté pendant un an, Amel Bent a finalement repris le chemin des studios afin de "remplir" le "grand vide" laissé par cette disparition.
"Elle était la garante de tout ce qu’on est : nos origines, nos valeurs", avait ainsi confié Amel Bent à Télé 7 Jours, en 2025. Et c’est justement pour cela que la chanteuse a fait une demande en 2025 pour obtenir la nationalité algérienne. "Par définition, je l'ai car j'ai des parents immigrés et algériens, les deux. Donc en vrai, je l'avais sans l'avoir physiquement", a-t-elle ainsi expliqué dans l’émission Légendes Urbaines, vendredi 12 juin 2026. Mais pour l’interprète de Ma philosophie, il fallait que cette nationalité, qui lui a récemment été accordée, devienne officielle. "C'était symbolique pour moi quand ma mamie est décédée", a-t-elle ainsi affirmé, expliquant en avoir fait la demande car elle trouvait "bizarre de demander un visa, presque d'avoir une autorisation" pour aller dans le pays d’origine de ses parents, et plus particulièrement de sa grand-mère.
"Faire la queue pour avoir un visa, c'était violent"
Amel Bent admet n’avoir pas vu "l’importance" d’avoir "ce papier-là" jusqu’à la disparition de sa grand-mère, malgré les demandes de celle-ci que ses petits-enfants obtiennent cette double nationalité afin de faciliter leurs voyages en Algérie. Une prise de conscience pour la chanteuse lorsqu’elle a entamé les démarches pour aller inhumer sa grand-mère, dont elle a gardé un objet très symbolique, dans son pays d’origine. "D’être tous là, à faire la queue dans tous les consulats d’Île-de-France pour avoir un visa, c'était violent", a-t-elle ainsi reconnu, précisant que ses proches se sont alors "souvenus de combien c'était important" pour leur "matriarche". "Cela ne fait pas de nous des citoyens qui font société là-bas, mais cela fait de nous des enfants de là-bas. Nous avons une deuxième maison près de notre matriarche", a-t-elle ainsi précisé. Et de conclure : "Je sais qu’elle doit être fière."